#ChallengeAZ (2020) – W comme Wallons et Flamands

Image par Elionas de Pixabay

En premier lieu, j’ai tout à fait conscience de l’aspect complètement anachronique de la carte et du drapeau ci-dessus au regard de ce que je vais vous raconter tout au long de cet article. C’est entièrement voulu et assumé.

La Belgique telle que nous la connaissons actuellement n’existait ni en tant que territoire ni en tant que nation. La notion même de Wallonie n’apparaît d’ailleurs que bien plus tard.

Tantôt bourguignon, espagnol, hollandais ou français, il faudra attendre 1830 pour que ce pays déclare son indépendance vis-à-vis du Royaume des Pays-Bas.

Alors pourquoi vous étaler cette carte outrageusement anachronique en trichromie?

Pour faire parler, oui c’est un fait, mais surtout car le Belge est un immigré longuement oublié dans l’Histoire de France. Et quand j’évoque le Belge, j’évoque également celui qui vivait sur l’actuel territoire de Belgique sans vraiment le savoir.

La porosité historique des frontières franco-belges et leur aspect particulièrement mouvant au gré des batailles et des traités a certainement rendu la tâche impossible pour distinguer qui était qui de part et d’autre d’une frontière qui changeait trop souvent. Le Nord de la France a également été à son tour sous domination des Pays-Bas Espagnols. Ce n’est pas pour rien si les territoires des Flandres et du Hainaut ont notamment leur équivalent de chaque côté de la démarcation.

Néanmoins en ce jour de lettre W, j’ai choisi de vous parler de mes ancêtres Belges au sens où nous l’entendons actuellement, en vous partageant ma connaissance (souvent peu avancée) des branches concernées.

  • Catherine Josèphe BEAUCOURT, ma SOSA 289, naît à Tournai le 4 août 1786. Elle est la fille de Nicolas Joseph BEAUCOURT et de Jeanne Thérèse CORRIEZ. Nicolas Joseph est originaire de Lille et épouse Jeanne Thérèse à la paroisse St Jean de Tournai le 26 octobre 1755, paroisse dont elle est originaire. La difficulté de cette branche provient de la disparition des actes de baptême de Catherine Josèphe et du mariage BEAUCOURT x CORRIEZ. Une grande partie de mes informations est issue du mariage de Catherine Josèphe avec Jean Baptiste MORLOT et de l’aide de bénévoles du Fil d’Ariane. La clé résidera peut-être dans l’obtention des actes de décès de Nicolas Joseph BEAUCOURT et de Jeanne Thérèse CORRIEZ, sur lesquels je n’ai pas encore mis la main.
Acte mariage MORLOT x BEAUCOURT – Source : Archives Départementales du Nord
  • Joachine Angélique VANHACKEN (SOSA 1219) a été baptisée le 28 décembre 1686 dans l’église Saint-Pierre de Douai. Le 22 septembre 1711, dans la même paroisse elle épouse Jean Baptiste TONDEUR. Son apparition dans cette liste vient du fait qu’elle est la fille de Jean Baptiste VANHACKEN et de Marie Françoise PASQUESONNE, qui seraient respectivement originaires de Gand et d’Ypres. C’est à ma connaissance ma seule branche originaire des Flandres belges et il faut que je l’étaye encore.
Acte Baptême Joachine Angélique VANHACKEN (ici mentionné VANACQUE) – Source : Archives Départementales du Nord
  • Toussaint Joseph VELU (SOSA 340) est le fils de Jean VELU et de Marguerite JOISSIN. Il épouse Françoise BRISSOT le 24 janvier 1786 à Anzin, où il est déclaré comme originaire de « Boulon païs de Limbourg archevêché de Liège », ce qui pourrait s’apparenter à la ville actuelle de Bolland mais qui nécessite des confirmations.
Extrait de l’acte de mariage VELU x BRISSOT – Source : Archives Départementales du Nord
  • Félicité LECONTE (SOSA 185) est la fille d’André LECONTE, tailleur de pierres et est originaire de la ville de Maffle. Elle donnera naissance à son fils Pierre Joseph CACHERA, mon SOSA 92, le 23 janvier 1810 à Ormeignies, suite à son mariage avec Martin Joseph CACHERA vraisemblablement dans la même ville.
Extrait de l’acte de mariage CACHERA x GUIDEZ – Source : Archives Départementales du Nord
  • Suite aux pistes fournies dans le cadre de mon article sur l’ascendance de Rosalie Josephe LENGLET, de nouvelles potentielles branches belges se sont créées avec les DROISSART et les LOBLEAU. Il reste désormais tout à bâtir de ce côté-là.

Conclusion

En toute honnêteté, il peut paraître surprenant pour une famille quasi-essentiellement basée dans le Nord Pas-de-Calais d’avoir dans le fond si peu de ramifications belges, mais comme l’introduisait mon article sur l’endogamie de mes branches paternelles : à part quelques exceptions, comme celles évoquées ci-dessus notamment, on ne s’éloignait pas beaucoup du voisinage pour trouver son conjoint ou sa conjointe.

Il en ressort, pour les branches que j’ai pu identifier, que le travail de recherche a été mené jusqu’aux portes des actes français et que je ne me suis pas encore lancé « outre Quiévrain ».

Ai-je toujours reculé cette échéance ou bien ai-je secrètement attendu d’accumuler suffisamment d’ancêtres belges pour avoir une vraie raison de passer la frontière? J’ai envie de croire à la seconde possibilité, d’autant que cela pourrait être un beau projet pour l’année 2021.

5 commentaires

  1. Poreuse frontière! Même au temps où une barrière existait, quand aller à Tournai était exotique, ou presque, elle n’a jamais arrêté grand monde. Avoir des ancêtres dans le Nord, c’est presque toujours avoir des ancêtres belges aussi. Et comme les archives belges disposent d’index, la recherche n’y est pas trop difficile.

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  2. Bizarrement, mon beau père étant du Nord et ma belle mère belge, leurs généalogies restent chacun de leur côté de la frontière en grande majorité. Ils ont tout de même chacun une branche dans le pays de l’autre mais ça reste très limité.

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  3. Quelques compléments sur la branche de Tournai :
    On doit faire avec ce qui reste comme archives après les destructions de 1940 et exploiter toutes les pistes. Une piste incontournable : le recensement de Tournai de 1741 (existe pour toutes les paroisses de la ville, sauf Saint-Brice).
    Dans le recensement de la paroisse Saint-Jean en 1741, on trouve la famille suivante qui semble compléter vos recherches :
    Philippe CORRIER, conétable rocquier, 47 ans
    Angélique, sa femme, tricoteuse, 47 ans
    Thérèse, 20 ans
    Hélène, 18 ans
    Marie Anne, 16 ans
    Marie, 12 ans, toutes 4 tricoteuses
    Séraphin, 9 ans
    leurs enfants

    Le patronyme d’Angélique n’est pas cité, mais c’est très probablement Marie Angélique CLEMENT qui épouse Philippe François CORIER le 03/11/1720 à Tournai (Saint-Jean-Baptiste)

    Il sera, je pense, très compliqué de remonter plus haut dans cette ascendance.

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